samedi 7 novembre 2009

Holidays are (so not) coming soon

Comme à chaque fois que l'année s'intensifie, que le boulot me prend à la gorge et me prend mon temps, au lieu de me sentir l'âme surpuissante de tout étudiant en médecine normal qui, bien sûr, ne vit et ne respire que pour ses études ; moi, je ... pense à ce que je voudrais faire en juillet prochain.

Su-per logique.

Alors bon, puisque j'y ai cogité vachement longtemps quand même, et puis que, franchement, c'est passionnant et qu'un 7 novembre vous devriez bien partager mes angoisses sur mon planning du 15 juillet 2010, je vais vous demander votre avis.

J'ai plusieurs idées en vue ; mais que vu je ne peux pas raisonnablement tabler sur le fait que d'ici juillet je serai marié à un héritier d'un trône quelconque à blazer et raie sur le côté ; va falloir faire un choix ... (ou un hold-up).

Alors voici les résultats de mes envies pour cet été, soumis à votre avis aiguisé :


1- Classique mais tellement bon : l'Espagne avec ma sister. Après tout on le fait chaque année, on est super bien rodés, on se marre comme des bossus tout le séjour, et puis y aura plus qu'à se choisir une ville qu'on n'a pas encore faite (en ça tient du challenge, en fait ...). C'est le super plan : on a le Routard, elle peut parler espagnol tout ce qu'elle veut et ainsi retrouver la flamme du prof d'espagnol qui s'éteint de jour en jour avec ses étudiants nullos, moi je pipe pas un mot du séjour (ce qui n'empêche pas toute autre pipe, celle là je préfère la faire avant que quelqu'un s'en charge dans les commentaires ^^) c'est to-tal confort, de surcroît les Espagnols sont assez souvent super gaulés et, toujours, très court vêtus ; il y a le soleil et des tapas, des Hollandais et des pétasses, bref tout pour un bon séjour.


2- l'aventure qui me titille depuis un moment (enfin surtout depuis que ma copine E. me tanne un peu le cuir avec ça) : le Québec. C'est beaucoup plus loin, donc ça revient à beaucoup plus cher, maiiiiis comme E., justement, y va, elle, pour faire son stage d'été quand moi je vais rester bien sagement en France sauver des vieux de la canicule, il y a moyen de moyenner un squat de canapé ce qui rend le bilan financier tout à coup bien plus envisageable, déjà. Et en plus une escapade à New York serait possible, histoire de "voir ça en vrai", du genre "ah ouais bin c'est comme à la télé, dis donc !".

Les +
= un accent savoureux, découvrir une exception culturelle dans ce bien grand continent américain, des paysages à couper le souffle, et s'apercevoir que le Québec ce n'est pas que Céline Dion sur un caribou dans la neige, en train de chasser les bouteilles de sirop d'érable sauvages.

Les - = devoir traverser l'Atlantique (ça fait suuuper peur, non ???), et... risquer de découvrir que le Québec, c'est en fait Isabelle Boulay sur un orignal dans la poudreuse, en train de chasser le bûcheron sauvage.

3- Un truc que je voulais faire l'été dernier (avant qu'on se décide finalement pour Malaga) : aller aux Pays-Bas (je sais, rien à voir avec Malaga).
Parce que cela fait pas mal de fois que j'entends dire qu'Amsterdam c'est magnifique, parce qu'on peut y aller facilement pour carrément rien en low-cost, que pour le coup ça sera très ... nouveau, et puis que ça me forcera par ailleurs à travailler mon anglais déplorable. Et aussi parce que ... j'ai quelqu'un là-bas que j'aime profondément, qui est sorti de notre famille à cause des aléas de la vie ... et du mariage, qui est parti là-bas refaire sa vie, que depuis plusieurs années déjà je n'ai plus eu de nouvelles, et que j'aimerais caresser l'espoir fou de la revoir ... et de la revoir heureuse.

Voilà. Déjà, la pré-sélection a été restreinte à trois choix possibles, au terme de discussions enflammées avec moi-même, et là je vous demande votre avis, si même certain(e)s d'entre vous auraient une petite expérience au Québec ou aux Pays-Bas ...

vendredi 6 novembre 2009

Superstition - Suite et fin

Vous n'allez pas me croire, mais en ce moment c'est la loi des séries : ce matin j'ai marché dedans !! du pied gauche !! you-hOuUUuUuUuUU !!!!!





--> spéciale dédicace à Boutfil, reine de la prémonition ;)

jeudi 5 novembre 2009

Ce genre de phrase, ça m'emmerde.

En écho à ici ou , ce soir je l'ouvre un peu moi aussi parce que merde, des fois y en a marre :



Allez planquez-vous les mecs (et les filles) !! ont est tous "suspects" !! On est repérés !!

Franchement, faudrait revoir la reformulation, hein ...

Extrait du Polycopié National du Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France

lundi 2 novembre 2009

C'est un signe, j'vous dis, c'est un siiigne !!!

Bon, déjà, vous m'avez ri au nez quand je me sentais d'humeur un peu superstitieuse, lorsque j'ai appris que me toute première garde de toute ma vie qui fait trop peur à chier dans son froc serait le vendredi 13 novembre (donc bientôt ... aaaaAAAAAA !!!) ; mais alors là ... si CELA, c'est pas un signe ...

V'là t'y pas qu'en me baladant sur le net comme je le fais si souvent, le Firefox y m'ouvre ça :




Ah non non non moi je vous le dis, le Ciel essaie de m'envoyer des signaux, je vous le dis JE VOUS LE DIS !!!!

dimanche 1 novembre 2009

Première fois

Mon cher Poussin m'a confié une mission : raconter à mon tour ma première fois.

Ce n'est pas quelque chose de facile, de raconter sa première fois. Car, cela va peut-être vous étonner, ou pas, je ne sais pas, mais je suis plutôt du genre pudique, moi.

Alors du coup, cela fait un petit moment déjà que je planche, au moyen de grands débats avec moi-même, sur la façon dont je vais bien pouvoir m'acquitter de ce travail...
Et par la même occasion, cela m'a permis de réfléchir quelque peu sur … ma vie.

Dit comme ça, ça fait un peu pompeux, genre « attention c'est le moment où je vais pondre mes Mémoires », mais je savais pas comment le formuler autrement.

Bref. J'ai … pensé. Cogité. Médité.
Et le moment est venu de vous livrer le fruit de ces réflexions intenses.

Roulements de tambour, prenez une grande inspiration, bloquez tout, ouvrez grandes vos mirettes … J'y vais c'est parti :

Le fait est que moi aussi, j'aurais bien voulu vous raconter une belle histoire. Une histoire d'Amour. De romantisme. De … tendresse.
Moi aussi, j'aurais bien voulu parsemer mon post d'émotions et de beauté, de délicatesse et de volupté ; un peu à la manière de Poussin, mon maître, ou de Kindgay, mon acolyte sur le chemin de la médecine.

Mais le fait est que, chez moi … je n'ai rien à vous proposer de tel.
Niet.
Que nenni.

Rien de « beau », en tout cas.
Et si, alors, je me lance dans une rétrospective intérieure de mes aventures, amours, et autres déboires sentimentaux ; pour être totalement honnête le seul mot qui me vient à l'esprit est … « sordide ».

Oui.

Je m'explique : entre quelques plans culs de-ci, de-là « comme tout le monde » (ou presque), des baises sans lendemain, certaines très réussies … et d'autres franchement moins, des histoires de coeur trop furtives pour signifier quelque chose, et des désastres douloureux ne laissant rien d'autre que mon petit coeur brisé (qui a l'affreux défaut de s'emballer avec les mauvaises personnes) ; je n'ai pas grand chose à proposer. En fait je n'ai même rien d'autre.

Ajoutez à cela que depuis un bon mois, avec cette rentrée archi chargée d'externe épanoui (ou qui fait semblant de l'être), j'ai l'activité sexuelle d'une moule cuite ; vous obtenez un DocBastoche qui se lamente et déprime sur son propre post.

On dit que la première fois est déterminante sur sa vie sexuelle future (dixit Elle, deuxième semaine de juin 2004, pages psycho juste après la recette du tagine de poulet aux citrons confits), et là …. je me dis que c'est peut-être bien vrai, tiens.
A première fois fabuleuse, vie sexuelle heureuse ; à première fois foireuse, vie sexuelle désastreuse.
Allez, devinez dans quelle catégorie je me trouve.

Du coup, par la même occasion un double bilan de ma vie s'impose, en ce 1er novembre 2009 :
Ma première fois fut naze. Mes fois suivantes ne m'auront rien laissé de satisfaisant, ou d'accomplissant, à ce jour.

Hum.

Bon. Bah voilà.

Mais parce que je ne recule devant rien, on va faire, si vous le voulez bien, comme d'hab : on va dédramatiser ses petits problèmes, en se racontant tout ça histoire de se marrer un bon coup, parce que y a pas de raison, et puis parce que, à ce qu'il paraît …
… l'humour n'est que le reflet des âmes tristes.


Les faits ont lieu en l'an de grâce 2006, lors d'une assez mémorable, je dois dire, soirée de lycéens fraîchement bacheliers que nous étions, dans ma campagne perdue, ou plus précisément celle de mon pote P., où avait lieu la fameuse soirée.
Maison immense, parents compréhensifs, grand parc et large piscine, bref tout ce qu'il faut pour une soirée de lycéens.

Comme d'habitude, on se marre comme des crétins, on se gave de nourriture et d'alcool, on met de la musique de pétasse, fait des jeux à la con, se baigne toute la nuit … bref une soirée normale, quoi !

Parmi la foule présente, il y a un mec … que nous appellerons Le Mec, tiens, qui est dans mon lycée mais pas dans ma classe, d'ailleurs je ne sais même pas dans quelle filière il est et je m'en fous complètement ; enfin bref il est plutôt beau gosse et il se trouve que … il me court après depuis de longs mois déjà, faisant bien peu cas de l'indifférence majestueuse que je lui oppose depuis tout ce temps.

Alors bon, la soirée suit son cours, et, à cette époque, comme je suis jeune et pas encore étudiant en médecine, je tiens affreusement mal l'alcool, c'est immonde. J'ai en fait la résistance d'une fillette de 5 ans.
Je me retrouve donc fin torché bien bien vite ; et, pendant que Le Mec, lui, me fait de l'oeil et se trémousse de façon relativement suggestive, moi je songe déjà à rendre tripes et boyaux au fond du parc, en toute discrétion, entre deux rhododendrons en priant pour que cela se biodégrade avant que les parents de P. ne tombent dessus par un beau matin de jardinage.
Je sors donc un moment, il est déjà tard et il fait nuit, je … prends l'air en espérant que cela me permette un décuvage express.
Là dessus, Le Mec débarque, et bon, il a dû se dire que le suggestif ne fonctionnait pas des masses sur moi, alors il fallait y aller un peu plus franchement.
Et c'est ce qu'il a fait, sous couvert de faire style « oooh lala moi aussi jsuis complètement bourré jme contrôle plus », il m'a littéralement sauté dessus.
Là, comme ça, dans le noir, je me suis dit qu'il y avait deux possibilités : soit c'était ma super coupiiiine P. qui me faisait un énième câlin, soit c'était Le Mec qui sautait sur sa proie.
Et quand j'ai senti un barreau à mon contact à travers le short de piscine, j'ai été fixé.

Et comme je suis un garçon, donc une grosse éponge pleine d'hormones, figurez vous que d'un coup, finalement, je l'ai trouvé très intéressant et … j'y ai donc mis du mien aussi, après tout.

De fil en aiguille on s'éloigne un peu plus encore de la maison, voire même un peu trop, parce qu'on s'est retrouvés dans les buissons, et tout compte fait, finalement, tant mieux, puisque moi je tenais à peine debout, avec tout cet alcool et le manque d'oxygène dû à sa langue perpétuellement fourrée dans mon pharynx, alors ça me faisait un truc à quoi m'accrocher pendant ce temps-là.
Je commence sérieusement à avoir la gerbe, je sais pas trop ce que je fais ni ce qu'il me fait parce que je suis pas trop « aware » sur le moment, l'un comme l'autre on se vautre pas mal de fois lamentablement, ses gestes comme les miens sont relativement imprécis et dénués de toute tendresse … bref pas top-top, quoi.

Au final, on est ressortis de là en n'ayant pas retrouvé la moitié de nos fringues dans le noir, couverts de griffures et pas franchement fiers de nos exploits.

On rejoint les autres qui s'étaient entassés dans le salon, dans leurs sacs de couchage, pour dormir ; on s'écroule l'un à côté de l'autre, je ne ferme pas l'oeil de la nuit puisqu'il ronfle, au petit matin, lui pionce toujours du sommeil du Juste, moi je secoue P. pour lui dire au revoir, embrasse les quelques personnes déjà debout, cherche frénétiquement mes clés de bagnole, le restant de mes affaires, et je m'arrache aussi vite que je peux...
Je ne l'ai plus jamais revu depuis et … heureusement !

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voici venu le moment de la transmission de flambeau, mais ... comme ceux que j'aurais voulu moi-même taguer l'ont déjà été, je vais me contenter de proposer à qui le souhaite de nous raconter aussi sa première fois, et d'aller lire mes collègues blogueurs déjà tagués !

jeudi 29 octobre 2009

Chose promise ...


Maintenant que je me suis bien délecté de vos histoires croustillantes de "honte scolaire", il va falloir moi aussi que je m'y colle, puisque j'avais promis.

j'avoue que l'espace d'un instant, j'ai espéré que vos histoires soient toutes pourries ; ou bien que vous ayez vécu une scolarité sans heurts ni remous dans des institutions catholiques, sous le regard glaçant d'une mère supérieure à moustache, et par conséquent à l'abri de toute notion de honte, histoire que je n'aie pas à vous dévoiler l'histoire qui suit.


Bien. Tant pis.

Les faits se déroulent au lycée, à l'époque j'étais en première scientifique (époque des plus faste pour moi, je dois dire).
Imaginez un peu : j'ai 16 ans, je suis jeune et beau, libre et fou, je passe toutes mes journées à 25 km de mes parents, avec mes potes et potesses, on glousse perpétuellement en cours avec nos conneries, on se nourrit à base de Snickers mais comme on est jeunes on reste malgré tout désespérément minces et sveltes, c'est l'insouciance, on a des portables et des iPod, une carte de bus illimitée et notre première CB, nos mères sont nulles et nos pères sont cons, et puis t'as vu Jérémy comme il est beau gosse ; bref c'est juste le bonheur.

Et notre occupation favorite, notre hobby, notre marotte, à cette époque, c'est ...
...
...
... faire le saumon.

Oui, vous avez bien lu, "faire le saumon". Je m'en vais donc vous expliquer les règles de cet art ancestral et respecté, dont la maîtrise n'est pas donnée à tout le monde, et dont le nom ne renseigne absooolument pas sur l'activité sous-entendue.

Alors, faire le saumon, cela consiste à se rendre, tout d'abord, dans le bâtiment d'histoire-géo et des langues, prendre l'ascenseur parce qu'on est des grosses, grosses feignasses, et à se rendre au troisième étage ; de préférence entre midi et deux, quand il n'y a personne dans les bâtiments.
Pourquoi le troisième ? parce que tout là-haut, le sol est en pente. En effet, le couloir présente un dénivelé assez conséquent sur sa longueur. Et du coup, c'est parfait pour faire le saumon : s'allonger par terre, en travers du couloir, puis grâce à la sollicitude d'un congénère vous donnant un bon coup de latte dans le popotin, se laisser rouler jusqu'au bout du couloir, en hurlant de rire et de plaisir.
Quand on se relève on est dégoûtants, tous les moutons qui traînent depuis 6 mois sont dans nos cheveux (et puis à cette âge le jeune met du gel, eeeeh oui ça accroche mieux les moutons, c'est pour ça qu'il le fait ! vous le saviez pas ??), on titube et on a la gerbe, bref c'est juste gé-nial.

Un jour, alors que nous nous adonnons à notre passe-temps favori après s'être évadés de la cantine pour manger un kebab (ça qui rend le saumon bien plus drôle, bin vi on roule carrément mieux) ; voilà que la prof d'histoire géo déboule du haut des escaliers, au bout du couloir à saumonnage.
Le résultat fut un effet bowling ma foi assez mémorable, un très beau strike : on a littéralement fauché la prof en plein élan, la misérable nous est tombée dessus de toute sa masse éprouvée par trois étages d'escaliers, et d'ailleurs je me suis mangé son cartable dans les côtes.

Après avoir mis 5 bonnes minutes à tous se relever, la prof le chignon en vrac et nous rouges écarlates mais luttant contre le fou rire ... je me suis pris l'une des plus belles ronflantes de ma courte vie.

Mais aussi la plus drôle !

dimanche 25 octobre 2009

Honte scolaire

Puisque même terrassé par d'infâmes bactéries, je suis un vaillant soldat, figurez vous que cette semaine je suis allé à (presque) tous les cours.

voui voui voui.

Même agonisant, la trachée emplie de mucus, le nez tuméfié des assauts répétés du Derinox et le pharynx brûlant ; j'ai posé mon petit cul en amphi pour suivre des cours hautement passionnants afin que de grands pontes nous distillent le suprême de leur savoir bien estimé.

Mais bon, vous savez ce que c'est, comme à l'école, vient un moment où une douce torpeur vous envahit, alors que les aiguilles de la pendule vous entraînent dans une rêverie peuplée de couettes, de douceur, de lits douillets, ... et de jolis garçons qui vont avec.

Le prof débite ses ... machins, je sais plus de quoi ça parlait, et bla, blaa, blaaaaaa ; les autres étudiants chuchotent entre eux des conversations plus ou moins discrètement ; le siège me fait mal au cul ; je songe au menu que je compte me mitonner le soir en rentrant ; dans le fond on entend le brouhaha du hall de la fac ...


... Et c'est TOUJOURS ce moment PRECIS, oui, là, celui-là, JUUUUSTE là, piiiile poil, que le destin choisit pour faire tomber un blanc dans le bruit ambiant ; quand justement on se décide à sortir une connerie un peu trop fort :

"Puuuutain on s'fait teeeellement chier, j'vais saigner du nez !"


Hum.

Silence.

Le prof me regarde.

Je rougis.

J'ai à nouveau 6 ans, je me revois au fond de la salle de classe de CP B de l'Ecole Primaire de mon enfance.

Silence.

Je renifle.

Silence.

Derrière moi une connasse glousse.

J'ai chaud.

... Et le prof reprend.


P.S : et si vous me racontiez votre plus grosse honte d'école ??? Si vous le méritez, je vous raconterai la mienne ...